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Yvi Slan/Terranova - Mars 2003

Yvi Slan arrive l’après-midi pour ses balances. Bonjour le groupe ! Le grand belliqueux débarque seul, ses musiciens se sont transformés en séquenceurs et machines. Terranova ne tarde pas. Ils on fait la tournée ensemble et pour leur dernière date, réclament champagne à gogo. Le plan star academy qui se profile n’est pas nécessairement au goût des organisateurs, la soirée est loin d’être équilibrée. Le concert dure, tourne en boeuf sur scène, déborde sur le timing. Le public apprécie, c’est l’essentiel. Fin de concert. Yvi est en grande forme. Il tente de faire passer des personnes en arrière scène, où le pass est de rigueur. Essuyant le refus très diplomatique du personnel d’accueil, l’artiste est irrité. Le ton monte devant le flegme légendaire de Reb, agent de sécurité, bout de femme adroite dans les situations de crise. Yvi lui lance : « Je viens de Marseille moooâââ, et c ‘est grâce à moi que tu bosses ce soir, t’as rien à dire ! ». Les organisateurs envisagent de céder à la requête peu légitime, moyennant quelques excuses. La réponse cinglante ne tarde pas : « Je suis un artiste, je ne m’excuse pas ! ». Puis les insultes fusent : « Vous êtes tous des fascistes ! » Restons calme... Début de nuit. Mike Ladd bien imprégné, réclame du rab d’alcool, dont il a déjà bien abusé. Le service personnalisé dans sa loge d’un complément de bières est récompensé : il latte vivement le plateau, la mousse inonde le couloir...zen !... Son faciès haineux déambule dans les couloirs, le ton monte dans les loges avec son manager. C’est vers 3h30 que le calme revient. Toutes les stars sont parties par derrière, sans prévenir, désertant le chaos laissés dans les loges : nourriture soigneusement éparpillée dans les lavabos et sur les chaises, bouteilles explosées, on marche sur un tapis de verre. Le bilan sur scène est réconfortant. Deux micros ont rendu l’âme, une télécommande disloquée. Tout le monde est à cran, écoeuré. Terranova pour ce deuxième passage (moins brillant qu’il y a deux ans), s’est taillé un joli costume. On se charge de la promo nationale. Cela va aller très vite. Quant à ce méritant Yvi, artiste français, en phase de développement, son nom est à présent couvert d’un gros trait de marqueur noir. Il n’est pas inexistant, il est à éviter, tout simplement. Certaines portes lui sont définitivement fermées. Vous ne méritez que l’image que cette soirée donne de vous, mais certainement pas votre statut d’artiste. Adieu messieurs.