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Improvisators Dub meets Iration Steppas + Dub Orcherstra - 21 Mai 2008

Age de raison ou vieux croûton ?

par Marie HERAULT


Il fut une époque, quand j’étais jeune et fraiche, que j’avais un teint de rose et le pied alerte ; où j’étais prête à traverser la France pour un concert de Michael Rose ou d’Aba Shanti. Aujourd’hui, une question demeure, suis-je devenue vieille et décrépie, fripée et pourrie ? Ou plus simplement mes goûts ont-ils changé ? Je dois bien avouer avoir quelque peu délaissé ce style musical… Je ne suis pourtant pas du genre à cloisonner mes envies. Serais-je encore prête à faire 800 bornes en l’espace d’une soirée pour satisfaire ma soif dubesque ?


Dub Orchestra

Il est des musiques qui me rappellent des situations ou me plongent dans certains états. A l’écoute de Dub Orchestra, je me suis sentie glisser et évoluer au fond d’une eau verte et profonde, au ralenti, au chaud… ou bien faire quelques bons en apesanteur entre des astéroïdes et quelques planètes éloignées de Nantes, dans un style gymnopédies du dub. Si le genre est respecté, il est coloré de scratch rugissants et d’influences multiples z’et variées (quoiqu’un peu statique et personnel par moment…).

Interlude : un mec tout bourré à l’équilibre précaire s’égosille « Kilimandjaro » (nom d’un album d’Iration Steppas) pendant 15 minutes devant des musiciens compréhensifs (ou indifférents). Encore une groupie incomprise…


Improvisator Dub meets Iration Steppas

Ce qu’il y a de bien avec le Dub, c’est que ça met tout le monde d’accord. Musique inter-générationnelle, réunissant autour d’elle blé en herbe enroulé dans ses attributs reggae/retour de Katmandou et vieux sages aux longues dreads grisonnantes. C’est purement subjectif, mais pour moi c’est du joli dub de derrière les fagots : roots et joyeux, sound-system mâtiné de psychédélique, limite punk et sauvage : à l’anglaise !


Je peux désormais répondre à ma question et contempler ma vie du haut de mes quelques années (non, non, je ne vous avouerai pas mon âge). Effectivement mes goûts musicaux ont évolué, se sont enrichis mais en fin de compte ils n’ont pas changé. Comme dirait l’autre « quand j’aime c’est pour la vie », (c’est de qui cette super citation grandement métaphysique ?) Je pourrais bien me rendre à Marseille le week-end prochain si la programmation est alléchante !